Huile sur toile
50-40 cm
2026
Un mince filet témoigne du recul silencieux de l’eau. Les barques échouées, inutilement prêtes à naviguer, montrent un monde qui perd ses repères.
Ici aussi, quelque chose s’est retiré. Avec l’eau s’éloignent les gestes familiers, les ressources du jour et la possibilité de se projeter dans demain. Le paysage demeure, mais il ne porte plus les mêmes promesses.
On ne quitte pas seulement une terre parce qu’une autre attire, mais aussi parce que l’espoir de pouvoir continuer à y vivre s’amenuise.
Bien avant la traversée, il y a cette tristesse sourde qui érode peu à peu la volonté de rester, à mesure que le lieu auquel on appartient devient inhabitable.
Alors le départ commence, sans bruit, au bord de l’eau absente.